Ennui au travail : quelles solutions ?

Compressés par des objectifs impossible, et toujours moins de moyens, certains employés s’enfoncent vers le “burn-out“. D’autres réagissent : face à ce défi impossible : ils choisissent de ne plus combattre. Ils baissent les armes. C’est le “bore-out“, l’ennui au travail (de “bore” : s’ennuyer).

L’ennui au travail toucherait 32% des salariés européens.

A quoi bon trimer, en donner plus, se “défoncer”, si à la fin de l’année rien n’a changé ? Ni les objectifs (ils seront plus haut), ni l’attitude des managers (surtout, ne pas remercier : c’est un “signe de faiblesse”) ni même mon salaire …

Autre cause de l’ennui au travail : la parcellisation à l’extrême des taches. Tellement à l’extrême qu’elles en deviennent vide de sens.

Alors on baisse les armes. On fait le minimum nécéssaire pour ne pas être licencier. Au mieux, on ne fait pas de vagues. On ne participe plus. On se désengage. On fait du présentéisme.

Autant chercher son bonheur là ou on peut le trouver.

On a tous un collègue sympa qui préfère clairement faire le tour des bureaux et papotter une à deux heures chaque matin (voir chaque après-midi).

Moins visibles, d’autres partagent leur attention plus ou moins équitablement entre leurs mails et leur compte Facebook. Ou Instagram. Ou pire : youtube (au grand dam de l’équipe informatique).

Un mal-être qui ronge les entreprises

Derrière l’oisiveté se cache un véritable manque de stimulation intellectuelle, très dévalorisant et paradoxalement, très stressant.  Face à l’ennui, on voit ressurgir des habitudes négatives : grignotage sucrés, pauses clopes plus fréquentes, commérages sources de tensions …

Cette motivation qui s’endort est belle et bien un moteur clef pour l’entreprise. Contrairement aux idées reçues, cela ne concerne pas seulement la génération Y : c’est les cadres de la génération X (entre 30 et 40 ans) qui donnent aujourd’hui le plus de signes d’essoufflement.

Redémarrer le moteur de la motivation.

Prendre du recul est essentiel. Celui en situation de burn-out s’enferme dans un travail sans fin, celui qui s’ennui au travail s’enferme dans une déprime apathique.

Pourtant il est possible de réagir : en profiter pour se développer, instaurer un dialogue avec le reste de l’équipe mais aussi et surtout son manager. Signaler qu’il y a une force de travail qui “dors”. Qu’il y a moyen de faire quelque chose de nouveau.

Des solutions à l’ennui au travail

Au quotidien, la premiere action possible est de reconnecter avec son équipe, de partager des moments avec eux. Etablir des rituels par exemple :

  • au début de la journée, une réunion de 5 minutes, debouts, maximum 10 participants. Chacun prend maximum 30 secondes (quittes à les minuter !) pour répondre à 3 questions : “Qu’ais-je fait hier ?” “Qu’est-ce que je vais faire aujourd’hui ?” et éventuellement “Qu’est-ce qui me bloque pour y parvenir ?”. Au manager de repérer les blocages (et éventuellement ceux qui font la même chose depuis 10 jours …) (exemple du scrum meeting)
  • à 11h puis à 16h : une pause d’au moins 20 minute, productive et efficace, en groupe : l’occasion de se bouger physiquement et de s’ouvrir l’esprit. Faire un petit jeu avec ses collègues est un excellent moyen. Idéalement, prendre l’air frais aide à créer une rupture régénératrice.

Retrouvez sur ce blog des exemples de jeux à faire au bureau pendant la pause.

Sources : http://ije.oxfordjournals.org/content/early/2010/02/01/ije.dyp404.full.pdf

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